17 Sep 2014

Interview de Paco Friez, agriculteur à Veni Verdi

Veni Verdi - 09Crédit – Julien Thomasa-la-manoeuvre.eu

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Paco Friez, j’ai 25 ans.
Je suis né à Paris et j’ai grandi dans le 12e arrondissement.
J’ai quitté la ville pour la campagne car je voulais de devenir maraicher. J’ai voyagé en France puis je suis arrivé en Angleterre.
A Londres, j’ai découvert qu’on pouvait faire de l’agriculture à la ville aussi j’ai décidé de revenir à Paris pour propager ça avec les parisiens.

Comment as-tu rencontré Veni Verdi ?

J’ai rencontré Veni Verdi en rencontrant Nadine qu’une amie commune m’avait conseillée de contacter parce qu’elle faisait un peu les mêmes choses que moi et qu’on s’entendrait bien.
On s’est retrouvé autour du jardin des haies et on tout de suite sympathisé et eu confiance l’un en l’autre.
Veni Verdi c’était tout ce que je voulais faire mais en plus avancé avec une association bien en place et un bureau actif.

Quels sont les premiers enseignements de la culture en sac sur le toit du collège Matisse ?

Matisse est très prometteur. On a une première saison pour voir ce qui s’adapte à la taille des bacs. On a produit des salades, des tomates, des tout petits concombres, beaucoup de courgettes et de haricots, des pois aussi.
On a constitué un embryon d’équipe bénévole et il y a de la place pour d’autres bénévoles. On espère pouvoir en faire un jardin autonome géré par les bénévoles et Nadine.
On a vendu au café Natéma le mercredi aux gens qui passaient.

Et pour le collège Pierre Mendes France, on commence par quoi ?

On commence à Mendes avec les profs et les élèves dans la semaine du 22 au 28 septembre. On y sera tous les jours pour bien rencontrer les profs intéressés et voir quels rapports on peut avoir avec les élèves.
On va installer des bacs près de l’entrée afin de pouvoir discuter avec tous les gens qui passent. On a appelé cette première installation le potager éphémère car pour installer les autres il faudra un peu de temps. On veut faire un « happening » pour donner envie à tout le monde de participer au projet.
Les premières friches seront la montée du lombric et les muriers d’Ispahan sur un espace d’environ 800 m2.
Il s’agit des terrains attenant à la rue le Vau visibles derrière les grilles lorsqu’on arrive au collège. On va commencer à faire des travaux, on va aplanir un peu le terrain. Ensuite on va installer des grands bacs en carré de 4,8 mètres de coté. On va avoir des grosses livraisons de terre car pour la première parcelle on applique le principe de sécurité et on ne plante pas directement dans la terre du collège.
La montée du lombric s’appelle ainsi car il y a une déclivité, comme dirait Julien Thomas notre ingénieur, et qu’on a prévu d’installer des composteurs.
Dans les muriers d’Ispahan, il y aura aussi des framboisiers, des kiwis et des muriers mais ça arrivera l’année prochaine progressivement.

On va mobiliser les bénévoles ?

On a besoin des bénévoles pour les premiers gros aménagements pour fabriquer les caissons, pour poser les géotextiles, pour remplir la terre. On va essayer de planter très vite de l’ail et des fèves qu’on peut planter à l’automne.
On va réfléchir à la façon d’accueillir les bénévoles. Si on arrive à ouvrir le samedi, ça pourrait être le samedi matin. Mais cela reste à organiser.